Saisonniers : la CFDT préfère le concret à la démagogie
Induits sciemment en erreur, voire manipulés par certaines organisations, notamment la CGT, des travailleurs saisonniers des stations de ski s’inquiètent pour leur indemnisation chômage à la fin de la saison. Il est impératif de tordre le coup à cette contrevérité : la convention Unedic, qui court jusqu’au 31 décembre 2008, assure bel et bien aux saisonniers indemnisés la garantie de leurs droits jusqu’à cette date. La renégociation de la convention s’engagera au printemps, elle concernera l’ensemble des dispositifs existants.
Nous verrons bien, à cette occasion, qui sont ceux, parmi les organisations syndicales, qui s’engageront véritablement aux côtés des saisonniers.
Nous verrons bien, à cette occasion, qui sont ceux, parmi les organisations syndicales, qui s’engageront véritablement aux côtés des saisonniers.
Pour autant, l’indemnisation du chômage saisonnier ne peut pas être à elle seule une ambition revendicative, comme semblent le penser ceux qui s’agitent aujourd’hui, pour défendre des dispositifs alors même qu’ils avaient refusé de signer la dernière convention assurance chômage qui l’a instaurée. La CFDT met la barre plus haut, en association avec le service public de l’emploi, en aidant les saisonniers à sortir de la précarité en travaillant à la construction de leurs parcours professionnels, en leur facilitant l’accès au logement ou à la formation professionnelle. Les exemples de réussite, comme la Charte de l’emploi saisonnier, négociée en Rhône-Alpes par la CFDT et qui prévoit des normes sociales minimales sur le logement décent, les transports, les conditions de travail, les conditions de vie et de santé au travail, l’intégration dans la station et le dialogue, plaident en faveur de l’attitude constructive de la CFDT.
Enfin, les professionnels du tourisme et les collectivités territoriales doivent désormais prendre réellement leurs responsabilités, alors qu’ils profitent en quelque sorte de la situation des saisonniers en bénéficiant de salariés qualifiés à moindre coût sur l’année. Ils doivent ainsi trouver, par la négociation, des solutions aux situations particulières des métiers saisonniers et aux situations locales. L’article 6 de la convention Unedic prévoit qu’un « accompagnement spécifique renforcé des travailleurs saisonniers » visant à favoriser leur « insertion durable » dans un métier doit faire l’objet de négociations de branche pour « préparer l’évolution de cette forme d’organisation du travail et en tirer les conséquences ». À neuf mois de l’expiration de cette convention, on attend toujours l’ouverture de telles négociations.
La CFDT refuse que l’on fasse porter de façon mensongère à la convention assurance chômage les conséquences de l’inaction des employeurs qui profitent du système de solidarité nationale.
La CFDT refuse que l’on fasse porter de façon mensongère à la convention assurance chômage les conséquences de l’inaction des employeurs qui profitent du système de solidarité nationale.
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