Pourquoi le Sgen-CFDT a-t-il refusé de s'associer à l'appel à la grève pour le 18 mars ?
Éclairages sur l'action initiée
par le Snes le 18 mars prochain
par le Snes le 18 mars prochain
Cette action est le résultat d'une initiative du Snes, au-delà des satellites FSU second degré (Snep et Snuep) ; s'y sont associés Sud, FO, la CGT.
Après avoir participé aux premières réunions, le Snetaa et le Snalc ont décidé de ne pas appeler du fait d'une plate-forme trop large, essentiellement du fait de la demande d'abandon du bac pro trois ans dans les revendications, mais cette revendication était nécessaire pour obtenir la présence de la CGT.
Au final, les revendications de cette intersyndicale restreinte porteront sur :
- l'abandon du rapport Pochard,
- le bac pro trois ans,
- les suppressions de postes.
Pourquoi le Sgen-CFDT a-t-il refusé de s'y associer ?
Parce que c'est une action uniquement tournée vers les enseignants du second degré alors que les conséquences du mauvais budget 2008 (que nous avons combattu en son temps) se font ou se feront sentir aussi pour les personnels administratifs et dans le premier degré.
Parce que l'action met en avant la demande de retrait du rapport Pochard. Outre que l'on ne voit pas très bien ce que cela veut dire (autodafé sur la place publique ? rapport renvoyé à l'expéditeur par Darcos ? que faut-il condamner quand le rapport énonce des hypothèses différentes, voire contradictoires ? ...), nous ne pouvons nous associer à une condamnation en bloc du rapport : ce serait au passage renier une bonne partie de nos identifiants (travail en équipe, reconnaissance des nouvelles tâches ...) et surtout donner à penser que sur la question du métier enseignant l'urgent serait de ne rien faire.
Parce que les modalités d'action proposées dès l'invitation aux premières réunions reposent encore une fois sur un appel à une journée de grève, que nous faisons l'analyse que les collègues sont de plus en plus réticents à ce type d'action, surtout qu'elle interviendra deux jours après le résultat des élections municipales et donc sans doute en plein remaniement ministériel.
Le Sgen-CFDT reste-t-il pour autant immobile ?
Non, nous encourageons nos équipes à participer aux mobilisations locales quand elles concernent les suppressions de postes et à utiliser les tracts que nous avons produits sur les heures supplémentaires.
Nous ne sommes pas hostiles à une initiative de l'interfédérale de toute l'Éducation nationale, initiative qui sera sans doute possible une fois connue la situation dans le premier degré et la composition du gouvernement.
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